Alors qu'une petite ville du Colorado est envahie par les zombies, un petit groupe de survivants tente de rester en vie...
Note de la rédaction : 1/10
Les zombies, parfois c'est cool, parfois c'est génial, mais il y a aussi des fois où ils auraient mieux fait de rester morts et enterrés parce que ça aurait pu nous éviter des étrons galactiques tels que ce Day of the dead.
Day of the dead est donc un remake du culte Le jour des morts-vivants de Georges Romero qui, soyons honnêtes, a du chopper une puissante crise d'urticaire en voyant cet immondice.
Le postulat de départ est très simple : nous sommes dans une petite ville au beau milieu des Etas-Unis et là, d'un seul coup, sans crier gare : des morts-vivants !
Mais pas n'importe quels morts-vivants non, des morts-vivants frénétiques sous extasie.
Je ne vous fais pas l'affront de vous dévoiler tous les tenants et aboutissants de l'intrigue vu que les scénaristes eux-même semblent n'en avoir totalement rien a faire.
Imbroglio sans queue ni tête où les militaires, pour une raison totalement inconnue, viennent mettre en quarantaine une ville où une épidémie provoquée par (attention, originalité !!) des scientifiques un peu fous cherchant à créer une arme chimique (je vous avait dis que c'était super original) qui s'est finalement retournée contre eux.
Ce film est typiquement un cas d'école. Il est excellent, de ce point de vue là, car il offre à son spectateur un leçon de tout ce qu'il ne faut pas faire dans un film d'horreur et plus globalement, dans un film tout court.
Tout d'abord, parlons de la mise en scène. Je vous jure que si mes rétines pouvaient porter plainte, elles le feraient. C'est pire que mauvais, c'est pire que tout.
Les plans sont crades, les scènes d'actions bourrés de ralentis qui ne parviennent pas à cacher la pauvreté de la mis en scène, et le reste est filmé comme un téléfilm allemand pour retraités.
Je ne comprend pas comment on peut vouloir faire un remake d'un film d'un des réalisateurs les plus influents dans ce domaine mais n'avoir aucune idées, aucune volonté cinématographique et aucun talent derrière la caméra.
Ne parlons pas des acteurs qui sont tous, vous vous en doutez, très convaincants et d'excellents comédiens. Non je rigole, ce sont des chèvres.
Et les zombies dans tout ça ? Imaginez des zombies qui sprintent, sous extasie, et accélérés au montage.
C'est ridicule, c'est moche et ça ruine totalement le concept de base.
On est d'accord que pour qu'un film de zombies soit efficace il faut que quelques critères soient réunis.
Déjà il nous faut une ambiance glauque, limite claustrophobe. Il faut arriver à recréer cette ambiance d'étouffement sociétal.
Ensuite les morts-vivants, qu'ils courent ou pas, là n'est pas le problème, doivent faire peur. Si on a jamais peur des créatures qui sont aux trousses de nos protagonistes, à quoi bon ?
Les morts-vivants sont censés représentés la peur suprême, la peur de la mort, ce sentiment de nihilisme total, les morts avancent sans état d'âme et submergent tout.
Ici, on a juste une bande de cinglés sur-caféinés qui courent partout. On s'attendrait presque à ce qu'ils nous fassent des cabrioles et quelques numéros de cirque.
Day of the dead est clairement le pur produit marketing du cinéma d'horreur. On prend un film culte, on le fait refaire, on rajoute des ados pré-pubères et de la musique rock et c'est parti.
A vrai dire, si c'était pour faire un film d'action-gore, ce n'était pas la peine de faire intervenir des zombies.
Je n'ai rien contre les films débiles qui n'ont pas de réels propos si ce n'est celui de faire le con, j'ai par exemple adoré le Pirhanna 3D d'Alexandre Aja, mais là on dépasse les limites.
C'est moche, c'est mal joué, c'est réalisé par un tâcheron qui film avec son derrière. Ce n'est ni drôle, ni gore, ni débile.
C'est juste un énième vomitif industriel qu'on ferait mieux d'enfermer dans l'arche perdue, à moins que cela soit déjà ce qu'elle contenait auquel cas je comprend pourquoi Indiana Jones recommandait de fermer les yeux et de ne les ouvrir sous aucun prétexte.
Riddick a été laissé pour mort sur une planète brûlée qui semble exempte de toute vie. Pourtant, il se retrouve rapidement obligé de lutter pour sa survie contre des prédateurs aliens plus mortels que tous les humains qu’il a affrontés au cours de sa vie. Il trouve un refuge précaire dans une ancienne gare de transit interstellaire désaffectée. La seule façon pour lui de s’en tirer est d’activer une balise d’urgence et d’alerter les mercenaires et autres chasseurs de primes, qui se ruent vers la planète à la recherche de leur proie.
Note de la rédaction : 4,5/10
Si jamais cela vous avait manqué de me voir m'énerver contre un film, réjouissez vous puisque voici venu le moment que vous attendiez tant. Aujourd'hui on parle de troisième volet des aventures de Riddick, après Pitch Black et les Chroniques de Riddick, et mon dieu que c'est raté.
Tout d'abord, j'aimerais poser quelques bases : ce film n'est pas un navet à proprement parlé, ou en tout cas il n'est pas juste une daube torchée par une bande de costards cravates peu scrupuleux.
Le film est raté. Peu importe si le projet était pavé de bonnes intentions, le film est tout bonnement raté et c'est bien dommage.
Il faut savoir que le réalisateur et Vin Diesel avait pensé au départ leur projet comme un space opéra, mais après le four que c'était payé les Chroniques de Riddick, ils ont dû penser qu'il était préférable de se recentrer sur des valeurs sûres et déjà testées : ils ont voulut faire un Pitch Black bis.
Riddick est donc plus ou moins une sorte de retour aux sources de la saga et les bases de ce Riddick rappellent beaucoup celles du premier film.
Sauf que voilà, vouloir reproduire un film c'est bien joli, mais encore faut-il ne pas se planter dans toute la longueur en le faisant.
On a donc Riddick, seul sur une planète hostile qui va devoir retrouver la bête qui était en lui pour survivre à cette nouvelle épreuve. Notez qu'au passage on expédie la raison de sa venue ici en quelques minutes et de manière presque totalement anecdotique.
L'idée était pourtant intéressante, mais finalement ça passe totalement à la trappe tant et si bien que cela aurait pu tout autant ne pas figurer dans le scénario.
Les erreurs s'accumulent, le scénario devient de plus en plus brouillon et puis voilà que les chasseurs de primes arrivent. Toute une bande de gros bras aux répliques bien suintantes venus ici pour se faire un peu d'oseille sur la tête de ce bon vieux Riddick.
Après une partie de cache-cache interminable et sans enjeux si ce n'est celui de montrer la poitrine de la seule présence féminine du film, Riddick finit par se livrer et commence alors la partie survival horror qu'on nous avait plus ou moins vendu dans la bande-annonce et là je vais devoir faire un petit détour par Pitch Black.
Pourquoi est-ce que Pitch Black est un survival horror qui fonctionne ?
Parce que de la même manière que tous les survival horror, comme Alien ou Predator par exemple, le film ne montre jamais ou de manière très partielle la menace.
On ne sait rien de la bête, on ne sait pas où elle se cache, on n'a aucune idée de ce à quoi elle ressemble et on ne sait même pas si on peut la tuer. Voilà de quoi créer pas mal de tensions avec finalement trois fois rien et juste quelques astuces de mise en scène.
Sauf que dans Riddick, la tension n'est pas créée puisque les créatures en question, on les connait depuis le début du film, lorsque Riddick est seul. On sait que ces bêtes sont dangereuses, mais on sait aussi qu'on peut les tuer, on sait quels sont leurs points faibles et quoi qu'il arrive on a vu le personnage principal en démonter une ou deux, donc on sait déjà à quoi on a à faire. Donc finalement lorsque les créatures arrivent, on sait que ce n'est pas si dangereux que cela et on se dit que malgré les quelques soucis que vont rencontrer les personnages, ils devraient pouvoir s'en sortir, enfin je dis ça pour les personnages principaux, parce qu'évidement il faut bien tuer violemment quelques quidams mal famés pour la forme.
Alors, entre ce passage survival horror qui passe plus au final comme un énième rebondissement d'un scénario qui tourne déjà à vide depuis plus d'une heure et demie et tout le reste, Riddick se perd totalement pour n'être qu"une suite de situations qui n'ont pas tant de liant entre elles que ça. Les personnages n'évoluent pas, les dialogues sont creux voir mauvais, la tension narrative est inexistante, la fin est bâclée et on se demande quel pouvait bien être le but de tout cela.
C'est d'autant plus dommage que les deux premiers films, malgré leur défauts, étaient vraiment intéressants et bourrés d'envies. J'ai vraiment l'impression que David Twohy s'est perdu en cours de route en voulant trop en faire.
Comme je l'ai dit au début de cet article, ce n'est pas un étron filmique, ce n'est pas une daube sortie tout droit de l'esprit mercantile d'un producteur aux intentions quelques peu dévoyées, non c'est juste un film qui n'a pas su se trouver, un film qui à cause de mauvais choix dans la direction artistique n'est tout simplement pas bon.
La rentrée des séries a commencé aux Etats-unis et parmi toutes les nouveautés il y en a une que les fans de comics attendent tout particulièrement puisqu'il s'agit de la première série estampillée Marvel, Agents of S.H.I.E.L.D.
Pour ceux qui n'auraient jamais regardé les films du Marvel cinematic universe, le Shield est une organisation gouvernementale secrète dont le rôle est de s'occuper de tous les cas liés aux sur-humains.
Pour faire le lien avec les films, la série propose donc de suivre l'agent Phil Coulson, personnage secondaire récurrent dans les films, censé d'ailleurs être mort dans Avengers. Mais pas de soucis, les créateurs du show ont trouvé une pirouette scénaristique pour expliquer le retour du personnage et par la même occasion peut-être déjà poser des bases d'une première intrigue.
Parmi les autres références aux films, on retrouve aussi en guest star dans ce pilote l'agent Maria Hill interprété par Cobbie Smulders (Robin de How I met your mother).
Pas d'autres guest stars prestigieuses annoncées pour le moment mais si la série fonctionne on est en droit d’espérer que certains personnages plus ou moins connus viennent, à un moment ou à un autre, faire un petit coucou.
Venons-en aux fait, qu'est ce que vaut ce pilote de Marvel's agents of shield ?
Je dirais tout simplement que c'est exactement ce que j'attendais de la part d'une série Marvel. C'est dynamique, ça ne perd pas son temps, c'est efficace et diablement fun, bref la recette Marvel appliquée au petit écran.
Agents of shield est donc finalement le parfait petit blockbuster cathodique qu'il s'était promis d'être.
Le pilote est en plus plein de références à l'univers Marvel que l'on connait de par les différents films comme par exemple Extremis que l'on a pu voir récemment dans Iron Man 3.
Bref, ce pilote de Agents of shield tient toute ces promesses. A la fin de ce premier épisode on a qu'une seule envie, voir la suite.
Je ne comprendrai pas qu'ABC, la chaîne qui diffuse la série, ne cartonne pas avec un tel blockbuster.
C'est hier soir aux Etats-unis, sur la chaîne câblée Showtime, que s'est terminée une des séries emblématiques de ces dernières années : Dexter.
Après huit années et donc huit saisons de bons et loyaux services, le serial-killer prend sa retraite, bien méritée.
Que peut-on retenir de cette série ?
Tout d'abord que c'est une excellente série que l'on recommande à tous les boulimiques de séries qui seraient passés à côté pour une raison qui ne regarde qu'eux.
La série est portée par Michael C. Hall qui interprète donc le tueur Dexter qui a d'ailleurs remporté un Emmy Awards pour sa prestation. À ses côtés, des acteurs excellents pour des personnages qui le sont tout autant, avec notamment Jennifer Carpenter qui interprète le rôle de Debra Morgan, la petite sœur de Dexter à la langue bien pendue ou encore David Zayas dans le rôle de Angel Batista.
C'est prenant, c'est bien écrit, les personnages sont drôles, attachants et le personnage principal nous pose cette question de la dualité, du bien et du mal.
Dexter est un tueur, mais il ne tue que ceux qui le mérite, ce qui repose la question de la justice auto-proclamée, de la loi du talion.
Dexter c'est aussi l'histoire d'un homme, qui pour se fondre dans la masse, pour être le tueur implacable qu'il est, doit composer avec sa vie de couverture, tant et si bien qu'il finira peut-être par y croire lui-même.
Dexter c'est finalement l'expression même de nos sociétés modernes, où le paraître est roi mais derrière lequel se cache de froids instincts contre lesquels il est difficile de lutter.
La série dans sa globalité n'est pas de qualité égale puisqu'après quatre premières saisons excellentes ponctuées par un finale de saison 4 tout simplement ahurissant, la série a peiné à se renouveler et à retrouver l'éclat qu'elle avait su montrer à ses débuts.
On se retrouve notamment avec des saisons 6 et 7 peu intéressantes que l'on suit détaché en se demandant jusqu'où les scénaristes iront se perdre.
La dernière saison qui vient de s'achever tend à relever le niveau avec de nouveaux personnages intéressants et une tension omniprésente, avec un finale intéressant comprenant des moments émouvants voir tristes.
On aurait cependant pu se passer de l'épilogue qui vient gâcher l'effet escompté et qui pour le coup ne sert pas à grand chose, n'apporte rien et ne raconte rien.
Mais au final Dexter aura été une série excellente, malgré des points morts, et même si ce n'est pas plus mal que cela se termine, on a presque un pincement au coeur de savoir que l'aventure est terminée et qu'on ne reverra plus Dexter, Debra, et toute la bande de la Miami Metro Homicide.
On pourra toujours se consoler en se disant que les huit saisons sont belles et biens là et que durant les froides soirées d'hiver, on aura toujours un peu de temps pour retourner à Miami tuer quelques malfrats.
David est serveur dans un restaurant et vit avec sa petite amie Liza. Bien que leur relation soit harmonieuse, David est mystérieusement distant, sans cesse plongé dans ses pensées où un certain Raphaël se charge de missions pour le compte de la société Mondiacorp. Cette multinationale dirigée d’une main de fer par Marco Vérona sert uniquement de couverture à une organisation dont la fonction première est la formation d’agents spécialisés en actes terroristes. Mais Raphaël est depuis peu en proie au doute et souhaite abandonner cette vie de violence…
Note de la rédaction : 7/10
"On nous avait dit que impossible, alors on s'est dit qu'on allait le faire !".
C'est sur ces mots du réalisateur que commençait Lundi soir la projection un peu particulière du petit film indépendant Svolta.
Svolta qu'est ce que c'est ? C'est une bande de copains passionnés qui, un beau jour, se disent que faire des courts-métrages c'est bien sympa mais que faire un long ça serait un défi comme ils n'en avaient encore pas relevé.
Digression autour d'un de leur court-métrage en préparation alors appelé l'armée des ombres, le scénario mute en ce qui va progressivement devenir Svolta.
Cédric Deneubourg, le réalisateur, le reconnait : Ce film a été fait avec trois fois rien. En effet le film a été auto-financé par le réalisateur et n'a coûté "que" 18 000 euros ce qui, comparé avec les frais de productions d'un film classique, n'est rien.
Alors le film souffre en effet de défauts technique et le metteur en scène, acteur également pour les besoins du scénario, le reconnait, mais peut-on juger ce genre de film sur des défauts inhérent à son mode de production ? Je ne pense pas.
Penchons nous plutôt sur ce qui devrait nous intéresser : le cinéma, la mise en scène. Pour le coup je dois reconnaître avoir été bluffé à bien des moments.
L'image est belle, voir très belle et on sent, dans la façon de filmer ses personnages, que Cédric Deneubourg a de grandes envies et on peut le comprendre.
Mais là où le film m'a vraiment impressionné à ce niveau là, c'est lors des scènes de close-combat.
Au-revoir la sempiternelle méthode du champ-contrechamp qui pollue 90% des scènes d'actions au cinéma.
Ici, dans ce petit film indépendant, dans ce petit film fait avec un couteau suisse et un peu d'huile de coude, j'ai vu des scènes de bastons comme je n'en avais plus vu depuis un certain moment dans le cinéma d'action mainstream.
C'est fluide, c'est dynamique, c'est violent, et on voit des choses, des idées que l'on n'est plus si habitué à voir si ce n'est dans le cinéma d'action hong-kongais.
Le boulot abattu est gigantesque puisque Cédric Deneubourg et Gaétan Selle, les deux amis à la base du projet, ont presque tout fait à eux-seuls : du scénario à la mise en scène en passant par le montage et les effets-spéciaux, ils ont en quelques mois fait le travail d'une équipe de vingt personnes.
Le résultat est là.
Certes il n'est pas parfait, et encore heureux sinon cela poserait de grosses questions quand au reste de la production cinématographique, mais c'est une excellente découverte et un très bon exercice de style.
Ce film reflète tout le talent, la passion, la volonté et l'abnégation de deux passionnés qui au delà de l'énorme défi que cela représentait se sont tout de même jetés à l'eau et ont menés à bien ce projet jusqu'au bout.
C'est donc devant une grande salle, presque comble, que Cédric Deneubourg présentait son film Lundi soir.
C'est stressé par l’événement et avec une certaine émotion dans la voix qu'il nous présentait son bébé.
"Vous êtes venu, dit-il, si nombreux ce soir voir un film qui n'a fait part de presque aucune publicité.
C'est avant tout un film de copains et j'en suis très fier, et tant qu'il y aura des gens comme vous, prêts à payer quelques euros pour se mettre dans une salle obscure pour voir un mec assez fou comme moi faire ce qu'on a fait, alors le cinéma indépendant et le cinéma tout court se portera toujours bien."
Svolta au final qu'est ce que c'est ? C'est la concrétisation d'un rêve de gosse. Un gosse qui rêvait de raconter des histoires aux autres, qui rêvait de les montrer aux autres.
C'est un petit film avec ses défauts, ses imperfections, mais fait avec tellement de cœur, de conviction et de talent qu'il serait fort dommage de passer à côté tant pour le travail qu'il représente.
Si Svolta a montré quelque chose c'est que Cédric Deneubourg est à la hauteur de ses ambitions et qu'il a tout pour devenir un grand réalisateur et c'est tout ce qu'on lui souhaite aujourd'hui.
À Miami, Daniel Lugo, coach sportif, ferait n’importe quoi pour vivre le « rêve américain » et profiter, comme sa clientèle fortunée, de ce que la vie offre de meilleur : maisons de luxe, voitures de course et filles de rêve… Pour se donner toutes les chances d’y arriver, il dresse un plan simple et (presque) parfait : enlever un de ses plus riches clients et… lui voler sa vie. Il embarque avec lui deux complices, Paul Doyle et Adrian Doorbal, aussi influençables qu’ambitieux.
NO PAIN NO GAIN s’inspire de l’histoire incroyable mais vraie de ces trois kidnappeurs amateurs qui, à la recherche d’une vie meilleure, se retrouvent embarqués dans une série d’actes criminels qui dégénèrent rapidement… Rien ne se déroule jamais comme prévu.
Note de la rédaction : 7/10
Tel le cinéphile déviant que je suis, je dois l'avouer : oui, j'aime les films de Michael Bay.
C'est grave docteur ? En fait pas tant que ça, sauf si vous avez une très haute opinion de vous-même et de ce que le cinéma respectable se doit d'être, bref si vous êtes un de ces Jean-luc que je déteste.
Voilà donc que pour mon plus grand plaisir sort sur les écrans, No pain no gain, le dernier film en date de Michael Bay. Mais attention, contrairement à son habitude, c'est à dire celle de détruire à peu près tout à grand renforts d'explosions tonitruantes en tout genre, le bougre a décidé de faire un film à petit budget avec peu voir très peu d'effets spéciaux. Tout est dans le scénario, les dialogues et là vous allez me dire que Michael Bay qui s'essaie au Tarantino ça doit sentir le pâté, et pourtant on aurait tort de tirer à boulet rouge sur le film tant il contient d'excellentes choses.
Si certains arrivent encore à sortir le sempiternel argument que son montage est saccadé et épileptique, je pensent qu'ils n'ont juste pas vu le même film. S'en est fini de l'époque où Michael Bay filmait et montait ses scènes de façon saccadées et brutales. La photographie est propre et les couleurs sont systématiquement rehaussées. La saturation donne un effet artificiel qui sied totalement au scénario. La mise en scène de Bay est propre et soignée, et ce côté totalement putassier qu'a le metteur en scène de filmer certains personnages trouve ici un propos adéquat.
Puisqu'à travers l'histoire, vraie d'ailleurs, de ces trois personnages hors-normes, et grâce à ses effets de style, Bay parvient à dresser un portrait rude et dégradée, non pas de l'Amérique elle-même, mais de l'idée qu'on s'en fait.
Brillant dehors et caca dedans, c'est à peu près ce qu'on peut retenir de l'histoire. Le traitement, autant de l'image que des personnages, démonte progressivement tout un pan de cette culture du matérialisme. Pour le coup, le passé publicitaire de Bay s'en fait ressentir dans les cadres, dans la lumière et même dans le scénario. C'est comme si le réalisateur, d'un seul coup, se mettait à regarder avec humour noir et cynisme un monde, une idéologie qu'il a en partie aidé à façonner.
Mais rassurez vous, l'humour potache qui fait entre autre la patte des films de Bay est toujours présent. Moins lourd que dans ses films précédents de ce côté là, le bonhomme s'amuse avec ses acteurs et on est ravi de voir Mark Walhberg et Dwayne "The Rock" Johnson jouer les gros bras balourds et patauds.
Les seconds rôles ne sont pas en reste, puisqu'on retrouve au casting Anthony Mackie,Tony Shaloub, Ed Harris, Rebel Wilson et j'en passe.
Finalement, c'est vrai que Michael Bay n'est pas et ne sera jamais un Tarantino mais ce sale gosse du cinéma a plein d'envies et c'est rigolo de le voir évoluer finalement dans un univers cinématographique auquel il n'est pas si habitué que ça.
C'est que depuis un moment il casse et re-casse la planète à grands renforts de robots géants, alors le voir faire un film avec "seulement" 26 millions de dollars c'est assez rare pour qu'on le remarque, d'autant plus que le film est bon et n'a rien à voir avec ce à quoi il nous avait habitué jusqu'alors.
No pain No gain est donc un film de Michael Bay et non plus un film fait par Michael Bay. Certains décrivent le film comme étant son meilleur long-métrage et sur bien des aspects je pense pouvoir dire qu'il l'est.
Ici, Bay met à profit ses talents de metteur en scène et de technicien pour raconter une histoire avec une vraie démarche d'auteur.
Alors oui, Michael Bay restera à jamais Michael Bay mais il est bon de souligner que derrière l'entertainer à grande échelle se cache aussi un metteur en scène, parfois pataud, parfois beauf dans son approche des choses, mais qui a le mérite d'exister.
Nouvelle semaine et donc nouvelle Ost de la semaine, et comme cela me permet de braser plusieurs thèmes en un seul article, une fois n'est pas coutume, on va encore parler d'un jeu vidéo.
Alors tout le monde connaît, si ce n'est de nom, la saga Final Fantasy créée par Square, franchise cultissime s'il en est dans le monde du jeu vidéo où chaque nouvel opus est attendu avec impatience, même si ces derniers temps ils n'ont pas forcément assuré.
Square a d'ailleurs compris cela puisque sort bientôt une version remasterisée en HD de deux opus précédents qu'étaient Final Fantasy X et Final Fantasy X-2. Ils ont d'ailleurs annoncé que si ces versions rehaussées trouvaient assez largement leur public, il serait envisagé de remettre le couvert avec d'autres épisodes, en premier lieu le XII.
Un désaveu de leurs nouveaux titres ? Je ne sais pas, mais une chose est sûre il manquait quelque chose à ces derniers Final Fantasy XIII et XIII-2 et c'est donc forcément avec plaisir que l'on se replongera dans les anciens volets.
Quand on demande aux joueurs et joueuses quel est leur épisode préféré, bien souvent on vous répondra Final Fantasy VII. Cela pour plusieurs raisons : Tout d'abord c'est l'épisode qui a marqué le passage de la 2D à la 3D et qui a vraiment démocratisé la franchise de par le monde; Donc pour beaucoup c'est le premier FF auquel ils aient eu à jouer.
Pour ma part ce n'est pas le cas puisque j'ai commencé à jouer à FF avec l'épisode IX qui à mon sens est meilleur que le septième opus, mais là encore, chacun ses goûts et bien évidement ce sont deux excellents jeux.
Mais le volet qui va nous intéresser aujourd'hui est celui qui est considéré par beaucoup de monde comme étant l'épisode ultime de FF. Celui là, il est moins connu des plus jeunes puisqu'à l'époque il était sorti sur Super Nes et uniquement au Japon et aux USA, je veux bien sûr parler de Final Fantasy VI.
FF VI est donc le dernier des Final Fantasy à être sorti sur une console 16 bits et c'est aussi le dernier épisode sur console Nintendo puisqu'après cela, la franchise va migrer sur Playstation.
FF VI qu'est ce que c'est ? C'est une histoire épique à couper le souffle. Des personnages géniaux avec chacun une histoire attachante, triste, rocambolesque, énigmatique, bref tout ce qu'on attend de personnages auxquels on veut s'attacher et s'identifier.
Le gameplay est un tour par tour tout ce qu'il y a de plus classique mais surtout tout ce qu'il y a de plus efficace. Les épisodes suivant ont tous essayés d'innover en terme de gameplay, à tort ou à raison, et parfois cela fonctionnait même très bien, mais jamais un système n'a égalé celui là qui, FF VI, avait trouvé son point culminant.
Mais ce qui est marquant dans un Final Fnatasy c'est avant tout l'histoire et celle de ce FF VI va vous rester gravé à jamais après y avoir goûté.
Chaque épisode gravite généralement autour d'un thème bien précis. Pour FF IX par exemple c'était la vie et la mort, pour FF X on parlait des rêves, et ce FF VI a un thème plus violent puisqu'on peut dire qu'il parle du pouvoir.
Côté méchant, Sephiroth peut aller se rhabiller puisque rarement un méchant n'a eu autant la classe que Kefka, le clown maléfique. Le personnage est écrit d'une main de maître. Le personnage nous fascine autant qu'il nous terrifie. L'incarnation du pouvoir pour le pouvoir,. Si beaucoup de vilains ont tenté de détruire le monde, Kefka peut se targuer d'être un des seuls à l'avoir vraiment fait, mais je ne vous en dirai pas plus, je vous laisserai découvrir l'histoire dans son intégralité vous-même.
Kefka, le méchant de ce FF VI
Venons en donc à la musique, puisque nous allons en parler. Pour rappel, nous sommes donc sur Super Nes et les musiques se font donc via le chipset de la console en 16 bits, ce qui limite forcément les compositeurs.
Mais qu'à cela ne tienne puisque, non content de faire une ost magnifique, Nobuo Uematsu, le compositeur légendaire de la série, va pousser la console dans ses retranchements en composant notamment un morceau d'opéra lors duquel certains personnages chantent. Alors oui, certes, c'est rudimentaire dans l'approche du chant en lui-même, mais cette volonté d'aller au plus près de l'émotion et de l'histoire en allant toujours plus loin est remarquable et mérite d'être souligné.
Voici donc la version originale de cette scène de l'opéra. Certains me diront que ça a vieilli et à ceux là je répondrai oui. Mais le fait n'est pas que ça ait vieilli, le fait est que remis dans le contexte de l'époque ça avait vraiment de la gueule et que la volonté artistique était vraiment là.
(Désolé à l'avance, je n'ai pas trouvé autre chose que les vidéo YouTube alors du coup ça prendra un peu de place.)
Et maintenant si vous le voulez bien, voici la version orchestrale du mouvement complet de l'opéra.
Ce qui est vraiment intéressant là dedans c'est que pendant longtemps, la musique dans les jeux vidéos a souvent été qualifiée de "bruits".
Mais lorsqu'on écoute cette musique, on se rend compte que c'est totalement faux et que les jeux vidéo, possèdent un univers musical et sonore d'une richesse incroyable.
Bien sûr l'ost est parsemée de musiques de gameplay comme celles des combats de monstres et de boss et bien qu'elles soient très bonnes, ce ne sont pas les plus intéressantes, donc nous passerons dessus pour aller directement à une autre piste, celle qui vient clore le jeu, puisque c'est le thème du combat final contre Kefka : Dancing mad.
J'avais dis que je ne dévoilerait pas l'histoire mais pour comprendre la complexité et la richesse de la musique et du combat en lui-même, je vais devoir déroger à cette règle.
Vers la fin du jeu, Kefka, sorte de Joker magique, qui s'amuse de la destruction qu'il cause acquière des pouvoirs qui font de lui un dieu, ou plutôt qui font de lui Dieu dans sa représentation judéo-chrétienne.
Pourquoi tu nous parles de religion vous allez me demandez ?
Tout simplement parce que tout le combat et la musique qui l'accompagne sont basé sur le poème de Dante : La divine comédie.
Si vous voulez comprendre de quoi on parle, je vous recommande d'aller lire des résumés de la divine comédie sur Wikipédia par exemple parce que je ne vais pas vous refaire le poème, cela serait bien trop long.
Pour faire court, dans le récit de Dante, le personnage principale va devoir trouver sa route jusqu'à Dieu. Pour cela il devra traverser les enfers, le purgatoire et enfin le paradis.
Le combat contre Kefka est mis en scène de cette façon et la musique est bien évidement construite sur ce modèle.
Nous n'affrontons pas le clown directement mais avons déjà à faire à une bête démoniaque qui ressemble au diable, ce sont les enfers.
Puis nous avons à faire à sept personnages emprisonnés qui sont coupable chacun d'un des sept péchés capitaux, nous sommes au purgatoire.
Nous arrivons finalement devant une vierge qui semble tenir dans ses bras un ange, nous sommes arrivés au paradis.
Nous devrions alors comme dans le poème de Dante nous livrer dans les bras de Dieu mais finalement c'est devant Kefka que nous nous retrouvons qui a totalement perverti le concept de dieu et qui se retrouve n'être que la boursouflure absolue du pouvoir.
Cet acte final étoffe encore d'avantage la portée philosophique de l'histoire qui brasse des thèmes comme le pouvoir, le libre arbitre, la notion de divinité et notre rapport avec ces concepts religieux.
la divine comédie, selon Final Fantasy VI
Au final qu'est ce que je pourrais vous dire de plus que de jouer à ce Final Fnatasy VI si vous n'y avez jamais joué. Parce qu'au delà d'un très grand, voir du meilleur des Final Fantasy, c'est avant tout une oeuvre singulière et un jeu essentiel.
Cela prouve, comme si on en avait encore besoin, que le jeu vidéo n'est pas qu'un exutoire pour adolescents débiles et autres tueurs en série en devenir, c'est aussi le terreau de grandes fictions comme ce Final Fantasy VI qui au travers de son histoire, de ses personnages, de son gameplay et de sa musique trouvera sa place au panthéon des œuvres d'arts.