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mardi 1 octobre 2013

[Séance Dvd] - The hit girls

Beca est le genre de fille qui préfère écouter son lecteur MP3 que la personne assise en face d'elle. Fraîchement arrivée à la fac, elle a du mal à y trouver sa place. Elle intègre alors, plus ou moins contre son gré, une clique de filles qu'elle n'aurait jamais considérées abordables ou fréquentables : un mélange de pestes, de bonnes pâtes et d'originales dont le seul point commun est la perfection avec laquelle elles chantent a cappella. Et quand la nouvelle venue les initie, au-delà des arrangements traditionnels et des harmonies classiques, à des interprétations et des combinaisons musicales novatrices, toutes se rallient à son ambition d'accéder au sommet du podium dans cet univers impitoyable qu'est celui du chant a cappella à l'université, ce qui pourrait bien s'avérer la chose la plus cool qu'elles aient jamais faite, ou la plus folle.



Note de la rédaction : 5.5/10


Parfois le soir il m'arrive de regarder tout et n'importe quoi, vous avez sûrement pu vous en rendre compte avec l'étron qu'est Day of the dead que j'ai déjà chroniqué sur ce blog.
Bon, pour être honnête, cela fait déjà quelques temps que j'ai regardé The hit girls, ou Pitch perfect en VO (d'où l'utilité de traduire un titre en anglais par un autre, pour la France, grosse idée), mais j'ai encore suffisamment de mémoires pour vous parler un peu de ce film.

D'entrée, ne soyons pas malhonnête, il n'y a qu'une seule raison pour laquelle je me suis penché sur ce film, une seule et elle s'appelle Anna Kendrick. Il faut dire que la demoiselle a du charme et du talent alors on ne va pas s'en priver, elle pourrait jouer dans la plus pure des daubes intergalactiques que ça éveillerait tout de même ma curiosité.
Première chose, si vous ne supportez pas les gens qui se mettent à chanter pour n'importe quelle raison, si vous n'aimez pas les histoires cul-cul avec quasiment que des personnages clichés et un scénario bateau, alors ne regardez pas ce film, il n'est pas fait pour vous.
Je ne vais même pas parler de la mise en scène à ce niveau là puisque de toute façon, je ne vois même pas ce qu'elle pourrait faire de bien ou de mal dans un long-métrage de cette catégorie.
Ce n'est ni plus ni moins qu'un Glee au cinéma, et dieu sait que je déteste Glee.

Les personnages sont des archétypes stéréotypés et en dehors du personnage d'Anna Kendrick et de son alter-ego masculin, on se fout éperdument du reste du casting qui me semble n'être là uniquement que pour remplir l'espace et fournir un semblant de logique dans le déroulement de l'histoire.
L'histoire, parlons en, est cousue de fil blanc. Le film n'est qu'un enchaînement de thèmes superflus et de rebondissements qui tombent à plat puisqu'en règle général, on connait d'avance la chute.

Par moments, le film se permet quelques instants légèrement "what the fuck !?", comme par exemple une scène où l'une des jeunes filles du groupe de chant se met à vomir de stress de façon totalement invraisemblable, à tel point qu'on se demande presque si les scénaristes n'étaient pas totalement bourrés ou sous substance illicites lorsqu'ils ont écrits ces passages tellement tout ça n'a aucune explication ou aucun rapport avec l'esprit du reste du film.

Dans l'ensemble, The hit girls, est un film léger et inoffensif. Pas bon, mais pas mauvais non plus, le genre de film que l'on peut regarder sans trop se prendre la tête, à moitié endormi sur son canapé un soir de pluie ou d'ennui.
Aussitôt vu, aussitôt oublié, The hit girls ne vaut quasiment que pour son casting féminin qui a au moins l'air d'être heureux d'être là et puis, si jamais comme moi vous êtes fan d'Anna Kendrick, c'est toujours bon à prendre, même si vous ne supportez PAS les gens qui se mettent à chanter POUR RIEN ! 





dimanche 29 septembre 2013

[Séance Dvd] - Day of the dead

Alors qu'une petite ville du Colorado est envahie par les zombies, un petit groupe de survivants tente de rester en vie...




Note de la rédaction : 1/10


Les zombies, parfois c'est cool, parfois c'est génial, mais il y a aussi des fois où ils auraient mieux fait de rester morts et enterrés parce que ça aurait pu nous éviter des étrons galactiques tels que ce Day of the dead.
Day of the dead est donc un remake du culte Le jour des morts-vivants de Georges Romero qui, soyons honnêtes, a du chopper une puissante crise d'urticaire en voyant cet immondice.
Le postulat de départ est très simple : nous sommes dans une petite ville au beau milieu des Etas-Unis et là, d'un seul coup, sans crier gare : des morts-vivants !
Mais pas n'importe quels morts-vivants non, des morts-vivants frénétiques sous extasie.

Je ne vous fais pas l'affront de vous dévoiler tous les tenants et aboutissants de l'intrigue vu que les scénaristes eux-même semblent n'en avoir totalement rien a faire.
Imbroglio sans queue ni tête où les militaires, pour une raison totalement inconnue, viennent mettre en quarantaine une ville où une épidémie provoquée par (attention, originalité !!) des scientifiques un peu fous cherchant à créer une arme chimique (je vous avait dis que c'était super original) qui s'est finalement retournée contre eux.

Ce film est typiquement un cas d'école. Il est excellent, de ce point de vue là, car il offre à son spectateur un leçon de tout ce qu'il ne faut pas faire dans un film d'horreur et plus globalement, dans un film tout court.
Tout d'abord, parlons de la mise en scène. Je vous jure que si mes rétines pouvaient porter plainte, elles le feraient. C'est pire que mauvais, c'est pire que tout. 
Les plans sont crades, les scènes d'actions bourrés de ralentis qui ne parviennent pas à cacher la pauvreté de la mis en scène, et le reste est filmé comme un téléfilm allemand pour retraités.
Je ne comprend pas comment on peut vouloir faire un remake d'un film d'un des réalisateurs les plus influents dans ce domaine mais n'avoir aucune idées, aucune volonté cinématographique et aucun talent derrière la caméra.

Ne parlons pas des acteurs qui sont tous, vous vous en doutez, très convaincants et d'excellents comédiens. Non je rigole, ce sont des chèvres.
Et les zombies dans tout ça ? Imaginez des zombies qui sprintent, sous extasie, et accélérés au montage.
C'est ridicule, c'est moche et ça ruine totalement le concept de base. 
On est d'accord que pour qu'un film de zombies soit efficace il faut que quelques critères soient réunis.

Déjà il nous faut une ambiance glauque, limite claustrophobe. Il faut arriver à recréer cette ambiance d'étouffement sociétal.
Ensuite les morts-vivants, qu'ils courent ou pas, là n'est pas le problème, doivent faire peur. Si on a jamais peur des créatures qui sont aux trousses de nos protagonistes, à quoi bon ?
Les morts-vivants sont censés représentés la peur suprême, la peur de la mort, ce sentiment de nihilisme total, les morts avancent sans état d'âme et submergent tout.
Ici, on a juste une bande de cinglés sur-caféinés qui courent partout. On s'attendrait presque à ce qu'ils nous fassent des cabrioles et quelques numéros de cirque.

Day of the dead est clairement le pur produit marketing du cinéma d'horreur. On prend un film culte, on le fait refaire, on rajoute des ados pré-pubères et de la musique rock et c'est parti.
A vrai dire, si c'était pour faire un film d'action-gore, ce n'était pas la peine de faire intervenir des zombies.
Je n'ai rien contre les films débiles qui n'ont pas de réels propos si ce n'est celui de faire le con, j'ai par exemple adoré le Pirhanna 3D d'Alexandre Aja, mais là on dépasse les limites.
C'est moche, c'est mal joué, c'est réalisé par un tâcheron qui film avec son derrière. Ce n'est ni drôle, ni gore, ni débile.
C'est juste un énième vomitif industriel qu'on ferait mieux d'enfermer dans l'arche perdue, à moins que cela soit déjà ce qu'elle contenait auquel cas je comprend pourquoi Indiana Jones recommandait de fermer les yeux et de ne les ouvrir sous aucun prétexte.



vendredi 6 septembre 2013

[Séance Dvd] - La chute de la maison blanche

Mike Banning, ancien garde du corps du président des États-Unis, s’occupe désormais des basses besognes des services secrets. Lorsqu’un commando nord-coréen lance une attaque sur la Maison Blanche, prenant en otage le président américain et son fils, il se retrouve seul à pouvoir leur venir en aide. Deux ans après avoir été tenu responsable de la mort accidentelle de la Première Dame, il va pouvoir faire preuve de sa loyauté et de sa bravoure.




Note de la rédaction : 3,5/10


Heureusement pour moi, je regarde souvent des bons films, ou tout du moins des films suffisamment intéressants pour ne pas me faire voir rouge. Mais régulièrement surgit le vilain petit canard, celui qui me donne envie de me taper la tête violemment contre un mur de briques dans le seul but d'endommager mon cerveau à tel point qu'il n'aura plus conscience de l'étron audio-visuel qu'on lui a administré.

Et aujourd'hui on s'attaque donc à La chute de la maison blanche, ou Olympus has fallen dans sa version originale. Un film d'action tellement mauvais qu'il ferait passer le dernier Steven Seagal pour du grand cinéma d'action. Tout un programme !

Déjà, qu'est ce qui me choque en premier lieu ? L'acteur principal : Gerard Butler. Cet homme a le regard inexpressif et est clairement aux antipodes complets de ce qu'on pourrait attendre d'un personnage badass.
Le voilà donc, en agent des services secrets en charge de la protection du président des Etas-unis d'Amérique des USA des américains. 
A présent si vous avez vu la bande-annonce, vous aurez vu qu'une personne meurt rapidement et c'est ce qui induit la situation de Gerard Butler dans le reste du film. Mais du coup, l'exposition est lente, très lente, et comme on connait le dénouement de ce premier acte, toute la pseudo-tension que le film essaie de mettre en place dans ces premières scènes ne fonctionne jamais. On en arrive juste à se demander : "Bon très bien, quand est ce que l'autre meurt et qu'on passe au sujet qui nous intéresse ?".

Bref, une fois cette mise en bouche terminée, on passe assez vite au vif du sujet, après avoir essuyé quelques dialogues plats pour nous montrer que les personnages, notamment le personnage principal, ont un traumatisme.

Alors de quoi ça parle grosso modo ? La Corée du Nord fait encore des sienne et menace la Corée du sud, et pour tenter de trouver une issue à ce problème, le président des Etats-unis, reçoit la délégation sud-coréenne. Sauf qu'évidement les vilains pas beaux nord-coréens ont prévu un plan machiavélique pour tout faire capoter et ce n'est rien de moins que de prendre d'assaut la maison blanche elle-même.

Voilà, donc tout d'abord on peu souligner le manque flagrant d'imagination du scénario, puisque quand ce ne sont pas les vilains russes, chinois, musulmans ou autres, on trouve toujours un très méchant vilain qui en veut à l'intégrité souveraine des Etats-unis d’Amérique des USA des américains. 

Mais heureusement il y aura toujours un héros musclé pour triompher de l'adversité car rien ne peut arrêter les Etats-unis, et accessoirement il y aura toujours un Morgan Freeman pour nous faire un discours que l'on écoute la main sur le cœur car oui, pour ceux qui se demandent pourquoi je n'ai pas mis une note encore plus sévère, God himself joue dans ce film. En revanche, je me demande bien ce qu'il peut faire dans cette production. Se serait-il perdu dans les couloirs pendant le tournage ? 
Peut-être, nous ne le saurons peut-être jamais.

Parlons un peu de l'aspect technique de ce film et oooooooooh mon dieu qu'est ce que c'est que ça ?!
 La mise en scène n'apporte strictement rien, jamais les enjeux dramatiques ne sont soulignés et de toute façon le scénario ne permet pas grand chose. Mais quand même, Antoine Fuqua ne tente absolument rien, sa réalisation est molle, on a l'impression qu'il s'est juste contenté de filmer les acteurs qui se trouvaient là.
Ceci-dit, lorsque l'on consulte la filmographie du bougre, cela ne m'étonne pas plus que ça finalement.

La lumière n'est pas belle et la production design aurait très certainement mérité d'être plus peaufinée.
Mais là où mes yeux ont été le plus agressés c'est sur les effets spéciaux. 
Comment peut-on laisser passer une chose pareille sur une production de cette ampleur ? La dernière fois que j'ai eu autant mal aux yeux devant un film c'était devant le très regrettable Green Lantern.
C'est moche, c'est même très moche et comme je l'ai dit plus haut, le fait que la lumière ne soit pas agréable non plus n'arrange rien.

Au final, Olympus has fallen n'est rien d'autre qu'une énième série Z qui se prend beaucoup trop au sérieux pour qu'on puisse en retirer quelque fun que ce soit. 
Le scénario est bancal, cliché et déjà vu cent fois, la réalisation sans-âme, et les effets spéciaux sortent tout droit d'une cinématique de Playstation première du nom.

Alors oui, en dehors de Butler, les acteurs ne sont pas en soi de mauvais acteurs, c'est même plutôt le contraire mais les pauvres n'arrivent jamais à sauver de la dérive le navire dans lequel ils se sont embarqués.
Encore une fois, oui, on peut faire n'importe quoi, on peut tout casser, mais on essaie au moins de le faire bien et très clairement la chute de la maison blanche ne fait pas partie de ces films crétins et régressifs mais bien foutus. Là c'est juste mauvais.

Et dans la foulée, voilà que sort sur nos écrans cette semaine, le même délire de destruction de la maison blanche mais réalisé cette fois par Roland Emmerich, Mister fin du monde, avec Channing Tatum et Jamie Foxx en têtes d'affiche. Est ce que ce White House Down sera plus crétin et plus second degré que La chute de la maison blanche ? On est au moins en droit de l’espérer.